Pièce 1: Je t'aime moi non plus.
L'hypocrisie des relations est si agréable à regarder. Le théâtre le plus fréquenté par ces acteurs pour la plupart écervelés se montre sous forme de prison éducative. Le jeu des apparences et de l'hypocrisie y sont si variés qu'il est délectable de rester assis sur un mur à tout observer, ce qui est d'ailleurs mon passe-temps favori.
Il est évident qu'il me faut aussi revêtir un masque pour le moins crétin et inutile, pour conserver ces futiles relations qui m'insupportent. Mais l'image semble être tellement importante dans ce monde, et mon reflet m'en voudrait de ne pas les garder. Alors revêtons une fois de plus ce masque abominablement stupide, qui commence à m'effrayer. Je ne pensais pas être capable de singer une telle crétinerie.
Il existe dans ce théâtre une seule personne capable de discerner quoiqu'assez confusément ce masque ridicule. Ce même acteur qui malgré ce qu'il voit de mon état face à ce masque me demande de l'ancrer en moi pour ces méprisables rôles. Tout ce que je demande, c'est de la tranquillité. Faire semblant ne me plaît plus.
Il existe une, peut-être deux autres personnes dont l'intelligence gagne mon estime. Si, si, je vous assure.
Pièce 2: Miroir, mon beau miroir...
Miroir, mon beau miroir, dis moi si je suis la plus snob de toutes les créatures? Hier, défilé de mode. Hier, défilé de snobs. Approcher Paco Rabbanne. Je l'ai fait. Et? Je ne m'en sens pas surhumain. Hier, il était très amusant non plus de voir les relations, mais la façon des autres de les concevoir. Et surtout, leur envie de l'irréprochable apparence. C'est du théâtre comique. Attention, vous risquez de mourir de rire, en voyant certaines de ces pimbêches vous regardez de haut sous prétexte qu'elles écrivent trois mots dans Elle. Hilarant.
Est-ce que je suis bien coiffé(e)? Mon apparence correspond-elle à celle quelles autres attendent de moi? Ne va-t-on pas médire dans mon dos? Autant de questions essentielles et vitales (et c'est là que l'on aime l'ironie) auxquels nous confrontent les personnages décérébrés.
Pièce 3:Chers compagnons!
"
Misanthropie, ma meilleure amie. Sa compagne c'est
Asociabilité, elle aussi très chère à mon coeur.
Tact et
Politesse sont des damoiseaux qui me font souvent défaut, les fourbes!" Voilà comment le personnage principal de cette pièce résumerai son jeu. Tout cela nous entraîne dans un tourbillon psychédélique de masques et de faux-semblants à en avoir le vertige.
Cette pièce mélange le faux et le vrai, à tel point qu'il est parfois difficile de les discerner. Ce masque ridicule, effrayant, le plus souvent utilisé, surtout dans cette prison... Si flagrant que les autres oublient parfois le voir... La crétinerie rendrait-elle aveugle?
(Le personnage vous écrit...)
Je repousse ce jour encore une fois plus loin. Mais le rideau va tomber. Je suis las. Je ne veux plus jouer. Et si ça ne plaît pas à certain(e)s... Leur dire le fond de ma pensée sans problème.
Allez vous faire f****.
Je m'auto détruis. Vous ne le ferez pas, j'suis la seule atrocité capable de me détruire. Personne ne viendra à bout de moi. Je renferme en moi l'essence de ma destruction, qui se libère peu à peu. Plus de 100 TS ne me tuent pas. Je viendrais à bout de moi, quand ma déliquescence atteindra son stade ultime. Je deviendrai poussière par ma propre main. Ne perdez pas votre temps à essayer.
J'veux plus laisser pourrir mes os là-bas.
-h.Yuki-